Le groupe Bolloré remporte son procès pénal contre France Inter
mercredi 19 mai 2010
La 17e chambre correctionnelle du tribunal de Paris, suivant les réquisitions du Procureur de la République, vient de condamner France Inter, au pénal, pour diffamation après la diffusion de l’émission Interception le 29 mars 2009.
Le groupe Bolloré se félicite de cette décision de justice qui condamne son auteur, le journaliste Benoît Collombat, et le Pdg de Radio France et directeur de la publication de l’époque, Jean-Paul Cluzel, pour avoir porté atteinte à l’honneur et la considération de Vincent Bolloré et de son groupe. Ils devront verser l’euro de dommages et intérêts demandé par le groupe Bolloré, une amende de 1 000 euros chacun au profit de l’ État français, ainsi que 10 000 euros au titre des frais de justice.
En outre, le tribunal a été au-delà des demandes du groupe Bolloré en ordonnant la diffusion sur l’antenne de France Inter d’un communiqué judiciaire rappelant la condamnation pénale de France Inter.
Le tribunal a estimé que Benoît Collombat a relevé le manque de sérieux de l’enquête et le manque de prudence de l’expression, en ne vérifiant pas les propos mensongers tenus par les personnes interviewées. Le tribunal a jugé comme diffamatoires les allégations suivantes :
- ne pas avoir respecté les engagements financiers pris par Camrail lors de l’obtention de la concession en 1999, en particulier le versement à 603 employés d’une indemnité totale de 26 milliards (de francs CFA) laquelle resterait due,
- négliger gravement les investissements dans le domaine du transport des passagers,
- utiliser abusivement le personnel du port autonome (de Douala) dans le cadre de la concession de dragage,
- ne pas offrir de couverture sociale aux salariés du port autonome de Douala et manquer aux exigences de la médecine préventive et du travail,
- recourir à des tentatives d’intimidation à l’encontre des salariés du port autonome de Douala en cas de revendication, et ne pas respecter le droit du travail,
- ne pas assurer la sécurité minimale des salariés de la palmeraie exploitée par la Socapalm et les loger dans des conditions indignes.
Le tribunal a considéré que France Inter avait été incapable d’apporter la preuve de ce qu’il avait affirmé.
Le groupe Bolloré et ses filiales en Afrique mettent un point d’honneur à respecter les législations nationales en Afrique ; ils ont depuis de nombreuses années mis en place une politique salariale de progrès social.
Le groupe Bolloré rappelle qu’il entend défendre l’honneur et la considération des 20 000 salariés directement employés dans ses filiales en Afrique chaque fois qu’il sera mis en cause.
Le groupe Bolloré est l’un des tout premiers investisseurs français sur le continent africain. Il y investit 200 millions d’euros par an dans le secteur des infrastructures. Le groupe Bolloré et ses filiales en Afrique travaillent chaque jour au désenclavement du continent africain, et participent ainsi au développement économique et social de l’Afrique.